De Cestas à Cranfield
Ça y est, je suis à Cranfield ! Je rédige ce billet depuis ma chambre, dans laquelle j'ai emménagé hier après-midi... Mais commençons par le commencement.
Je suis parti vendredi matin de Cestas en voiture, entre 8:00 et 9:00. J'ai roulé toute la journée, en m'arrêtant une fois dans la matinée (à Niort), une fois sur une aire d'autoroute pour pique-niquer vers 12:30 et une dernière fois dans l'après-midi. J'ai dû faire une bonne moyenne, meilleure que prévu en tout cas puisque je suis arrivé à Abbeville vers 17:00.
Du coup, après avoir réservé un hôtel, j'en ai profité pour visiter la ville. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un bourg assez sympathique, traversé par la Somme. La plupart des maisons sont en brique rouge, et on peut y voir une assez belle collégiale gothique : Saint-Vulfran.
Après le repas du soir dans un fast-food (la flemme de chercher mieux, et je voulais du wifi), je suis retourné à l'hôtel. Avant de me coucher, j'ai regardé le film Zatoichi (celui de Kitano), qui trainait sur mon disque dur depuis un moment, en VOSTA. C'est un peu tôt pour dire que c'est devenu mon film préféré, mais c'est assurément le meilleur film de sabre que j'ai vu. Tout est minutieusement calculé : la manière dont les scènes sont filmées, les ajustements de couleurs, les chorégraphies des combats... D'ailleurs, il n'y a pas que les combats qui sont chorégraphiés, tout le film l'est, et une partie de la musique (en général les percussions) semble souvent provenir des acteurs eux-mêmes. J'arrête sur le sujet, mais si vous ne l'avez pas vu et que vous aimez le genre, sautez dessus.
Ensuite, je ne sais pas pourquoi, j'ai été incapable de fermer l'œil de la nuit. J'ai donc résolu de partir plus tôt, et j'ai pris l'Eurotunnel avec une heure d'avance (à 10:48 donc). Traverser la Manche sous terre, ou plutôt sous mer, n'est pas une expérience si particulière. On commence par passer les douanes, françaises puis britanniques, avant d'embarquer à bord du train par la porte arrière. Les wagons du train ne forment en effet qu'un immense espace avec une entrée à l'arrière et une sortie à l'avant. Pendant le voyage, ils sont tout de même séparés par de lourdes portes métalliques, entre autres pour éviter que le feu se propage en cas d'incendie. J'étais le dernier véhicule du dernier wagon.
Après les consignes de sécurité, le train s'ébranle, pour un voyage qui dure 35 minutes. On peut sortir de sa voiture, mais ça n'a pas grand intérêt puisqu'il n'y a pas de paysage à regarder. Si on est le seul passager, c'est même une mauvaise idée étant donné qu'il est interdit de fermer ses fenêtres.
Une fois de l'autre côté du tunnel, j'étais parti pour presque trois heures de conduite sur les routes anglaises. Conduire à gauche n'est pas si compliqué, sauf pour les roundabouts et surtout les péages, où il faut changer de siège. Heureusement, je n'en ai rencontré qu'un sur ma route. Par contre, je pensais que les anglais respectaient scrupuleusement les limites de vitesse, mais c'est complètement faux. Il n'est pas rare qu'ils roulent à 150 km/h sur des routes limitées à 112. Le fait qu'il n'y ait pas de radars qui mesurent la vitesse instantanée doit jouer.
Après pas mal de voies rapides, avec parfois jusqu'à 6 lignes dans le même sens, je suis sorti en direction de Cranfield. Là, c'est autre chose : des petites routes à double sens limitées à 96, et où les anglais roulent allègrement plus vite. Plus ça allait, et plus je m'enfonçais dans la campagne. Le campus de Cranfield est en effet très excentré, probablement parce qu'il possède son propre aéroport. D'ailleurs, je pensais que la ville la plus proche était Bedford, mais il semble que ce soit Milton Keynes.
Bref, j'ai fini par arriver sur le campus vers 14:30 et à obtenir les clés de ma chambre. La suite fera l'objet d'un prochain billet. À suivre... ;)
Tour de Net
- La norme IEEE 802.11n est enfin ratifiée. Pas trop de changements par rapport au draft, mais avaient-ils encore le choix vu tous les appareils vendus au grand public qui s'appuyaient dessus ?
- En France, on se bat contre le gouvernement pour préserver la liberté du réseau. Aux États-Unis, c'est le gouvernement qui essaie de la protéger. Il arrive quand, notre Obama ?