Japon 2 : tours & culture manga
Rappel : il y a des infobulles sur les photos.La folie des grandeurs
On pourrait penser que les Japonais construisent en hauteur parce qu'ils manquent de place. À ce que j'ai pu en voir, ce n'est pas complètement vrai : il y aurait de la place pour construire, même à Tokyo, mais il semble qu'ils aient assez de bon sens pour vouloir la laisser aux parcs et aux jardins. Comparée à Paris ou Londres, Tokyo est relativement verte.
Ceci dit, les tours sont bien une des attractions de la ville. Il y en a de plusieurs types. Bien sûr, il y a des quartiers d'habitation, mais ils se situent surtout en banlieue et ne sont en général pas très hauts. Les fils en aérien leur donnent un certain charme.
Après, il y a les immeubles de bureaux. Ils ressemblent un peu à ceux qu'on trouve à la Défense, sauf qu'ici ils sont partout. C'est du sommet de la Tokyo Tower que j'en ai eu la meilleure impression. Norig m'a fait remarquer quelque chose d'assez étonnant : les routes et les métros passent parfois devant les fenêtres d'étages très élevés, voire plus haut que certains petits immeubles.
Viennent ensuite les quartiers commerciaux ou touristiques, ceux qu'on voit dans les films. Le long des immeubles, de grandes barres lumineuses indiquent souvent ce qu'on trouve à chaque étage : restaurants, magasins, clubs, karaokés...
Enfin, il y a les monuments, ceux dont l'architecture étonne. L'île artificielle d'Odaiba en fourmille mais la Tokyo Tower reste quand même le plus connu.
Le côté otaku de la force
Beaucoup d'occidentaux pensent immédiatement "manga" quand on leur dit "Japon". C'est certes un peu (beaucoup) réducteur, mais ça reste quand même une spécificité du pays.
Nous avons visité le musée Ghibli, à Mitaka. Malheureusement, les photos sont interdites à l'intérieur, mais il vaut vraiment le coup. On peut y voir entre autres un court métrage inédit, différentes techniques de projection en action ou encore un grand nombre de planches originales. Même le bâtiment, imaginé par Miyazaki lui-même, est en soi une œuvre d'art.
Le 31 décembre, nous avons fait un tour au Comiket, la plus grande convention de manga doujin au monde, qui a lieu deux fois par an. Il s'agissait cette fois de la 77e édition.
Malheureusement, nous avons raté la majeure partie des cosplays, l'espace réservé fermant à 15:00. Nous nous sommes rabattus vers l'intérieur du Tokyo Big Sight où les créateurs vendent leurs doujinshi. On y trouve surtout des mangas de mauvaise qualité et/ou hentai, mais on peut apercevoir quelques visual novels gravés sur des CD-R identifiés au marqueur ! Je suis certain qu'il est possible de dénicher quelques perles, mais il vaut probablement mieux y aller le premier jour et savoir parfaitement ce qu'on cherche. Reste la partie pro et ses stands qui font la promo des grosses productions à venir pour se consoler.
Je vous laisse avec quelques photos en vrac mais pas trop éloignées du thème...